Arrêts cardiaques: comment réagir ?

En France, 40 à 50 000 personnes meurent chaque année d’un arrêt cardiaque, selon les chiffres de la Fédération Française de Cardiologie. Pour autant, ces chiffres ne sont pas une fatalité.

Les statistiques de la Fédération Française de Cardiologie nous apprennent également que sans prise en charge immédiate, plus de 95 % de ces arrêts cardiaques entraînent le décès de la victime. Ce taux de mortalité très élevé peut s’expliquer par un autre chiffre : moins de 20 % des témoins d’un AVC réalisent les gestes de premier secours.

Pourtant, leur pratique est déterminante : 4 victimes sur 5 survivent si le témoin exécute un massage cardiaque.

Ces chiffres ne sont donc pas une fatalité, mais ils illustrent à quel point il est nécessaire de rapidement reconnaître les symptômes d’un arrêt cardiaque, et de réaliser les gestes de premier secours en attendant l’arrivée des professionnels de santé.

Qu’est-ce qu’un arrêt cardiaque ?

L’arrêt cardiaque est l’arrêt de la circulation du sang et de la respiration. Il entraîne une inefficacité cardiocirculatoire : les organes ne sont plus alimentés en oxygène, ce qui explique pourquoi un risque de lésions cérébrales existe si la victime n’est pas rapidement prise en charge.

Quels sont les symptômes d’un arrêt cardiaque chez un homme ?

Les signes de l’arrêt cardiaque ne sont pas les mêmes pour tout le monde. En effet, ils diffèrent selon la région du cerveau affectée et l’étendue des dommages. Si vous constatez les symptômes suivants chez une personne, il faut réagir :

  • Une faiblesse musculaire (engourdissement, perte de sensibilité, paralysie temporaire du visage, d’un bras, d’une jambe ou de tout un côté du corps)
  • Un trouble de la parole, même passager (difficulté à parler, à sourire et à articuler, incompréhension de l’autre, confusion des mots)
  • Des troubles de la vision (vision trouble, perte de la vue d’un seul œil)
  • Une perte soudaine de l’équilibre, une perte de conscience ou des étourdissements
  • Un mal de tête inhabituel, d’une extrême violence

Ensuite, la victime perd conscience. Après quelques secondes, elle cesse de respirer et son pouls disparaît. Elle peut alors convulser et avoir une perte d’urine.

… Et chez une femme ?

Les symptômes d’un arrêt cardiaque ne se manifestent pas automatiquement de la même manière chez les hommes que chez les femmes. Plus difficiles à identifier, ces symptômes sont souvent moins alarmants. Ces différences entraînent malheureusement un retard de la prise en charge de la victime, qui diminue ses chances de survie. Par exemple, l’infarctus du myocarde est pris en charge en moyenne une heure plus tard que chez les hommes.

Pour pallier ce déficit d’information, la Fédération Française de Cardiologie a lancé une campagne de sensibilisation autour des symptômes de l’arrêt cardiaque chez la femme.

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Les signes avant-coureurs d’un AVC chez les femmes sont donc ceux cités ci-dessus, mais ils peuvent aussi être de simples étourdissements, des palpitations, des nausées, ou un souffle court.

Quant à l’infarctus du myocarde, il peut se manifester différemment chez les femmes (les symptômes classiques étant une douleur au niveau du thorax, allant jusqu’au bras gauche et à la mâchoire). D’autres signes avant-coureurs doivent être pris au sérieux : douleurs dans la poitrine et l’épaule, palpitations lors d’un effort… Aussi, des nausées, vomissements, sueurs et douleurs dans l’estomac peuvent être la manifestation d’un infarctus. Les femmes, plus habituées à la douleur, ont tendance à négliger ces signes. La vigilance doit être d’autant plus accrue.

Que faut-il faire si l’on est témoin d’un arrêt cardiaque ?

Que la victime soit un homme ou une femme, les gestes à réaliser sont les mêmes.

Dès que vous constatez un arrêt cardio-circulatoire, il faut immédiatement appeler les secours (le 15 pour le Samu, le 18 pour les pompiers).

Ensuite, en attendant leur arrivée, il vous faut pratiquer des manœuvres de réanimation.

Si vous ne les connaissez pas, n’hésitez pas à consulter notre fiche PDF sur le massage cardiaque, et à suivre une formation PSC1 !

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Même si vous êtes pris de panique, que vous êtes peu habitué(e) à ces gestes, souvenez-vous que le plus important est d’agir. Peu importe si vos gestes sont peu assurés et maladroits, l’action est toujours préférable à l’inaction, comme nous l’avions expliqué dans notre article sur la législation.

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